Dans le rush de l’accident ou de l’accrochage, l’inquiétude d’être bien assuré, de ne pas avoir de litiges a posteriori avec l’autre conducteur, on oublie parfois des choses essentielles.
Or, le constat est une sorte d’instantané, un état des lieux et des véhicules à l’instant T. Il doit donc donner un maximum de détails. Voici quelques conseils pour ne rien laisser au hasard et être indemnisé le plus rapidement possible.
La signature des deux parties
Commencez toujours par demander le permis de conduire de l’autre conducteur pour vérifier son identité ainsi que son attestation d’assurance.
Pour être valable, le constat doit être :
- Rédigé de manière parfaitement lisible avec un stylo à bille sur les deux exemplaires (original et double).
- Signé par les deux conducteurs sur les lieux de l’accident.
Si l’autre conducteur refuse de signer le constat, l’assurance risque d’appliquer le barème de responsabilité (50/50).
La précision des faits comme maître mot
Le constat fait office de preuve auprès des assureurs qui devront par la suite déterminer la responsabilité et les torts de chacun. De plus, en cas de non-responsabilité, le constat vous permet de préserver votre coefficient de bonus.
- Le risque de ne pas remplir le constat correctement est de se voir injustement attribuer des torts. Ainsi, cocher une case par erreur peut aboutir à vous faire supporter la responsabilité à 100 %.
- La précision la plus anodine peut donc s’avérer importante par la suite.
Si l’accident a été causé par un excès de vitesse de l’autre conducteur, vous devez évidemment le préciser dans le constat. Cependant, cet excès de vitesse ne sera pris en compte par votre assureur que s’il a été confirmé par radar.
Préférer rédiger le constat sur place
Il faut remplir le constat immédiatement et sur place : les dégâts matériels sont apparents (traces de freinage ou de choc) et il est difficile de les contester. Cependant, vous pouvez toujours compléter par avance la partie A du constat concernant vos coordonnées et celles de votre assurance.
Dans l’hypothèse d’un carambolage, chaque conducteur devra établir sur place 2 constats :
- le premier avec le véhicule qu’il a heurté ;
- l’autre avec celui qui l’a heurté.
Recueillir les coordonnées des témoins ayant assisté à la scène
Cela est indispensable lorsque l’autre conducteur refuse de signer le constat ou a pris la fuite. En prenant leurs coordonnées, vous aurez la possibilité de les recontacter par la suite.
Vous devez également matérialiser leur position sur le croquis avec une croix.
Dans le cas où il n’y a pas de témoins, il faut mentionner expressément « pas de témoins ».
Mentionner les coups et les douleurs causés par l’accident
Vous devez faire figurer sur le constat les blessures, même très légères, et préciser « sous réserve d’autres blessures ou séquelles ».
Il vous faut aller consulter un médecin dans les 48 heures suivant l’accident.
Que faire en cas d’hospitalisation suite à un accident de la route ? Consulter la fiche pratiqueRespecter le délai d’envoi
Chaque conducteur doit envoyer le constat à son assureur, par lettre recommandée avec accusé de réception, dans un délai de 5 jours suivant l’accident.
Ce délai s’applique peu importe que la partie adverse ait signé ou non le constat.
Si le constat est envoyé hors délai, normalement, l’assureur ne peut refuser son indemnisation que s’il prouve que ce retard lui cause un préjudice.
En l’absence de constat, l’assureur ne rembourse rien.
pagesjaunes vous en dit plus
- En cas de litige de responsabilité pour un accident, renseignez-vous sur la garantie protection juridique.
- Faites intervenir un expert pour évaluer les dégâts causés par un accident de la route.